Tome II page 297
 

bay Vd 36, Dum. (f. ‑arda), Mo., ‑ṑ 80, bèyè B 54. Anc. formes bayard, ‑de, baiard Vd, N et B XVIIe s., bayal Vd 1548.

‖ Adj. 1o Bai, rouge brun, surtout en parlant de la robe du cheval (Vd, N, B); cf. tsavó bay, voir cheval. «Deux chevaux jumens, l’une sur poilx brun et l’autre bayarde» (N Brot 1629. B 23, no 24. AC). Substantivt. È n’yvan ran k dé bèyè, ils n’élèvent que des chevaux bais (B Épauv.). ‖ Nom de cheval. ‖ Sobriquet des gens de L’Abbaye (Vd). Se dit aussi des bœufs à robe rouge ou noire avec une tache blanche sur le front (B). 2o Par anal. de couleur. Osier fleuri (Epilobium angustifolium L.) (Vd Month.). 3o Nom de fam. Dans le district germanisé de V Louèche: bāyart Louèche‑Ville et Salquenen; bāyārt L.‑les‑Bains, ba‑ Inden; bāyār Varone. Noms de lieux. Une quinzaine de n. de l. formés du nom ou surnom Bayard attestent par leur diffusion qu’il a été usité jadis dans une aire plus étendue qu’auj.: en Bayard Vd Grandson, V Saillon: in bayā, Sion; les Bayards N, commune (Sgf. 277); la Tour Bayard St‑Sulpice; les Bayardes F Chésopelloz; Champ Bayard Vd Chavornay (Sgf. 295); B Neuveville: u tchan bayār; etc.

Dérivé de bai, afr., fr. dial. bayard; REW 877; FEW, I, 202. S’est propagé comme nom et surnom par les romans qui représentaient les «Quatre fils Aimon» chevauchant ensemble leur bon cheval Bayard. Hubschmied, Vox rom. II, 32, n. 1, explique les n. de l. Bayard, qui désignent souvent des forêts ou régions boisées, comme dérivés du gaulois *bāgos «hêtre». Tp. Mr.

Pour citer cet article : bay (réd. Tp. Mr.), Glossaire des patois de la Suisse romande, fondé par L. Gauchat, J. Jeanjaquet et E. Tappolet, Genève, Droz, 1924-, Tome II, p. 297.

Marge de droite