Tome II page 347
 

BERNE, brna, ‑ə Vd‑F, bèrn B, bnè N 30, barna 20, béərn B 40, 41, béèrn 47, 48, bḕ·n 27, ‑a N 31, ‑ḗna 32, 40.

‖ Nom de la ville et du canton de Berne. Du dra də Bna, du drap fabriqué dans le canton de Berne (N, B Sonv.); cf. drap (de Thoune). En parlant d’une contestation: L irai a Brna, sə fó, dèvan kè dè krəné, j’irai à Berne, je recourrai aux instances fédérales, s’il faut, plutôt que de fléchir (V Praz‑de‑F.). Loc. Du [dur] kom la justis də Bḕrn (G Aire‑la‑V.). El è as rè k la djustis d Brna, il est aussi raide que ... (N Noir.; id. Vd). Èl è fta kma la djustis də Bna, elle [cette pomme] est aigre comme ... (N Ch.‑du‑M.). Par antiphrase. «Il est tendre comme la justice de Berne» (G Hum.). Être de Berne (Vd‑N), se sentir de B. (N), être assuré du succès, être tranquillisé (Vd, G‑N Pier.); même loc. à Montbéliard; être satisfait (V Lourt.); avoir pris une résolution (V Cham.). Cette loc. fait allusion au sentiment de sécurité des nombreux protégés, alliés et combourgeois de Berne, qui trouvaient un appui auprès de la puissante république. Cf. être de Bâle, id. (voir Bâle). ra t’ḗ d Brn, maintenant tu as réussi (N Sav.). sin binstou də Bèrnə, nous sommes bientôt au bout de nos peines (Vd Sassel). Nom de fam.: Berne B Épauv. Nom de lieu: Le Pré de Berne Vd Avenches 1668. Tp.

Pour citer cet article : BERNE (réd. Tp.), Glossaire des patois de la Suisse romande, fondé par L. Gauchat, J. Jeanjaquet et E. Tappolet, Genève, Droz, 1924-, Tome II, p. 347.

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